L'histoire du rencontre

 

Les chevaliers du Moyen-Âge faisaient peindre sur leurs écus des dessins stylisés et très colorés qui leur permettaient de distinguer rapidement l'allié de l'ennemi lorsqu'ils se tabassaient les uns les autres au milieu du champ de bataille. Ces peintures, appelées les « armes » du chevalier étaient à l’origine de simples formes géométriques, mais au cours des siècles, elles ont évolué vers une évocation de plus en plus élaborée de la réalité et de la para-réalité dans lesquelles vivaient les dits chevaliers. C’est pourquoi on retrouve sur les blasons des représentations de tous les animaux connus à cette époque, mais également celles de multiples êtres chimériques tels


les dragons (source: www.blason-armoiries.org)

les sirènes (source: fr.wikipedia.org)

les licornes (source: fbecuwe.free.fr)

et…

les chimères (source: fr.wikipedia.org)


En langage héraldique, le langage imagé de la blasonnerie, le mot « rencontre » désigne une tête d’animal vue de face et montrant les deux yeux. C’est un mot masculin; on dit, par exemple, « un rencontre de cerf » pour désigner une tête de cerf vue de face. Le rencontre est défini en opposition au « passage » qui représente un animal vu de profil.

 

Par exemple :



Mon tableau intitulé L'étalon-or est un rencontre, alors que



celui qui s’appelle Passage de dragon est un... passage, justement!


J'ai un peu étiré le concept du rencontre héraldique pour qu'il englobe aussi bien les humains que les animaux, et, sans pour autant que je me consacre aujourd'hui exclusivement à ce type de dessin, le rencontre est devenu mon thème de prédilection.

 

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